EPONA

 

Le nom Epona vient du gaulois epos qui veut dire cheval. Epona signifierait en gaulois "divine jument" ou "celle qui est comme une jument". C'est une déesse typiquement gauloise qui a continué à être honorée par les romains après la conquête de la Gaule. Elle était fêtée le 18 décembre. Elle est souvent représentée assise en amazone sur un cheval  marchant vers la droite. La déesse Epona est protectrice des chevaux, des écuries, des cavaliers, des palefreniers, des vétérinaires, des voyageurs et des soldats. Elle est aussi protectrice des juments et des poulains, elle assure la prospérité agricole et fréquemment, Epona porte sur les genoux une corbeille de fruits, un pain, une corne d'abondance. Autant d’attributs qui permettent de la rapprocher des divinités de la fertilité, et des déesses-mères vénérées par les gaulois. Epona est aussi liée au culte des morts avec une fonction psychopompe (elle conduisait les âmes des défunts du monde des vivants au monde souterrain des morts).

C’est dans le nord-est de la Gaule, sur le « limes » (frontière), que ses représentations, datant notamment du 3e siècle de l’ère chrétienne, sont les plus nombreuses; ceci certainement en raison de la présence des cavaliers des légions romaines qui la vénéraient beaucoup. On en trouve aussi en Rhénanie, en Suisse, dans le Haut Danube et jusqu’en Hongrie.

Sur le territoire de Senon, il a été trouvé 2 stèles en pierre représentant Epona.

L'une se trouve exposée au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye (salle X, vitrine 8) et provient de l'ancienne collection Georges Chenet. Cette stèle  en pierre calcaire a été découverte au lieu-dit Chemin de Lavaux en 1920 par un agriculteur qui l'a donnée
à G. Chenet. Ici le cheval marche vers la gauche, ce qui est très rare. Elle a les dimensions suivantes: H. 38,5 cm, l. 26,5 cm, ép. 8,5 cm

L'autre stèle a été découverte en 1850 lors des fouilles des thermes. Elle a disparu, ainsi que les deux moulages qui avaient été réalisés.
Ses dimensions étaient les suivantes: H. 45 cm, l. 35 cm, ép. 6 cm
(ci-dessous le dessin provenant du livre de F. Lienard, Archéologie de la Meuse, T. III, 1885)

 

                           

        

Dans notre région, d'autres stèles figurant Epona ont été retrouvées chez les Médiomatriques et chez les Trévires: Cutry, Ville-Houdlémont, Lantéfontaine, Fontoy, Metz, Arlon et Grandcourt en Belgique et à Luxembourg.